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Historique de Saint-Laurent de la Salanque

Historique :

La première mention du vilage remonte à l'an 981 (villa S. Laurenti). Auparavant, la région était insalubre, le terme Salanque désignant au Moyen-âge des "marécages salés". La seigneurie, citée au XIIIème siècle, passa par le Comté de Barcelone, puis les couronnes de Majorque et d'Aragon, jusqu'au traité des Pyrénées qui la rattacha avec le Roussillon à la France en 1659. Saint-Laurent patron de la ville, est fêté chaque année le 10 août. D'origine espagnole, ce Saint aurait été exécuté en l'an 258. La tradition veut qu'il ait été grillé à petits feux sans éprouver la moindre souffrance. Il est d'ailleurs présent sur les armoiries de la ville qui rappellent également les origines maritimes de Saint-Laurent de la Salanque : blason à deux couleurs, taillé dans le sens diagonal, avec la voile latine sur fond bleu et le grill d'argent sur fond rouge.

L'église :

L'église de Saint-Laurent de la Salanque, dédiée au patron de la ville, date du XIVème siècle. D'origine romane, elle est agrandie, à partir de 1761 par Joseph Garamuda, citoyen notable de Perpignan et reconstruite dans un style gothique méridional. La même année, le cimetière est transféré route de Torreilles. Parmi le mobilier, on notera surtout les orgues dues à Théodore Puget et installées en 1873, ainsi que les rétables du XVIIIème et XIXème siècles et des toiles et panneaux du XIXème.

Edifié sur le delta de la rivière Agly à trois mètres à peine au dessus du niveau des eaux, la ville a une indéniable identité marine, son patrimoine et sa culture axés autour des choses de la mer en constituent son fondement. Durant plusieurs siècles, l'exploitation et le commerce du sel tout d'abord, puis les activités de la pêche en mer et sur l'étang, contribuèrent à la survie de la population laurentine. Pour ceux qui rêvaient d'une carrière militaire l'appel de la mer a fait naître des vocations à l'image de la fratrie Parès ou d'Antoine Jaulent qui ont porté haut les couleurs de "La Royale" (la Marine). D'autres, avides de grands espaces ont pris la mer en tant que Capitaines au long cours pour sillonner les mers du globe et certains Laurentins d'adoptions tels ces Mermoz, Guillaumat, Saint-Exupéry, à bord de drôles d'hydravions ont fait de ce chef lieu de la Salanque un fief incontournable dans l'histoire de l'Aéropostale.

Le patrimoine historique de Saint-Laurent a été marqué par deux célébrités : Eloi Pino et Pierre Georges Latécoère

Eloi Pino, fondateur de la ville de Djibouti, est né à Saint-Laurent de la Salanque en 1845. Fils de cafetier, il devient capitaine aux longs cours aux activités "pirates". Voguant vers l'Abyssinie, il y rencontre Arthur Rimbaud. Il décide alors de s'engager comme ce dernier dans le commerce des armes avec le roi  Ménélik II qui en a cruellement besoin, et s'installe à Djibouti. En y faisant construire la première maison en dur, il donne ainsi naissance à la ville de Djibouti.

En choisissant d'implanter dans les années 1920, une base d'essai aéronautique à Saint-Laurent de la Salanque, Pierre-Georges Latécoère, constructeur d'avions et créateur de la poste aérienne transcontinentale, nous permet d'associer le nom de la ville à l'une des plus belles aventures humaines du XXème siècle. D'ici décolleront de nombreux pilotes : Gornod, Saint-Exupéry et notamment Jean Mermoz, qui réalisera en 1930 l'exploit de la 1ère traversée transatlantique. Seul vestige à ce jour : le ponton immortalisé sur le tableau réalisé par la Fondation LATECOERE, source de l'affiche officielle de la ville. Cette affiche est en vente à la Librairie Plaisir - Boulevard de la Révolution - au prix de 6 €.

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